Origine du nom de "Saint-Georges Montcocq"

C'est en 1 056 que le nom de Saint-Georges Montcocq est mentionné pour la première fois, "Sanctus Georgius de Monte Coq", lors d'un acte pris par Guillaume le Bâtard (futur Guillaume le Conquérant) confirmant la donation par l'évêque de Bayeux de la paroisse de Saint-Georges Montcocq à Saint-Laud, évêque de Coutances.

Deux théories expliquent l'origine du mot "Montcocq" :

  • La première relie ce nom avec la série des toponymes associant le mot "mont" avec un nom d'oiseau (par exemple, Montpinchon).
  • La deuxième théorie voit dans "cocq"la base préindoeuropéenne "kuk" signifiant "hauteur".

Qui était Saint-Georges ?

Selon la légende, Georges de Lydda naquit au 3ème siècle de notre ère. Il embrassa rapidement la carrière des armes et devint officier de l'armée romaine.
Un jour, il traversa une ville terrorisée par un dragon qui dévorait les animaux de la contrée et exigeait que deux jeunes gens lui soient livrés tous les jours.
Georges de Lydda arriva le jour où la fille du roi s'apprêtait à être la victime du dragon.
Un combat s'engagea alors entre Georges et le dragon. Il triompha (représentation du vitrail) et la princesse fut délivrée.

À partir de 303, Dioclétien promulgua des édits antichrétiens. Georges de Lydda fut alors arrêté, soumis à de nombreux supplices et mourut décapité.

Les guerres de religion

Lors des guerres de religion entre catholiques et huguenots du 16ème siècle (Saint-Lô a été prise par les Huguenots en 1574), Montgomery, chef des huguenots, envoya 500 hommes à Carentan pour soutenir une garnison .
Le Comte de Matignon (catholique) ordonna à un de ses capitaines, Villiers-Emery, d'occuper les hauteurs de Saint-Georges pour parer à un retour des calvinistes.

Un combat a lieu dans le cimetière et ses environs. 280 hommes seront tués (200 catholiques et 80 huguenots).

La Révolution Française

Dans un souci d'effacer toute influence de la religion dans la société civile, les Révolutionnaires ont changé le nom de "Saint-Georges Montcocq" en "la Montagne".

Le 13 novembre 1791, la municipalité de la Montagne a été créée sous la présidence de Guillaume SAINT (alors prêtre). Jean LECOQ a été élu maire.

La Seconde Guerre Mondiale

La ville de Saint-Lô a été dévastée par les bombardements alliés de la nuit du 6 et 7 juin 1944 et par les combats qui suivirent.

Sa proximité avec la ville préfecture et sa situation géographie en hauteur ont conduit Saint-Georges Montcocq à subir de plein fouet les affrontements des belligérants.
Ainsi, l'église, poste d'observation privilégié de la ville de Saint-Lô, a été farouchement défendue par les Allemands.

Le 11 novembre 1948, M. Max LEJEUNE, Secrétaire d'Etat aux forces armées, a décerné à la commune de Saint-Georges Montcocq, la Croix de Guerre avec étoile de bronze de l'ordre du régiment au titre de "village ravagé aux deux tiers pendant la bataille de Libération et dont la population a accepté ce sacrifice avec courage et abnégation".

Le Lieutenant Edouard BRAS

Edouard BRAS, jeune Saint-lois, servit du 10 juillet 1944 au 10 juillet 1945 dans la 35ème Division d'Infanterie de l'armée américaine en France, Luxembourg, Hollande, Belgique et en Allemagne.

Avec courage, il traversa à de nombreuses reprises les lignes ennemies pour fournir des renseignements précieux sur les positions ennemies. Ses renseignements ont contribué aux avancées victorieuses des armées alliées. Ses différentes citations et ses décorations (Croix de Guerre) témoignent de ses actes héroïques.

Mais bien sûr, pour les montcocquois, il restera celui qui est entré le premier avec l'armée américaine dans Saint-Georges. Actuellement, le chemin qu'il emprunta porte d'ailleurs son nom.

En 1986, année de sa disparition, La Manche Libre rendait un hommage au lieutenant Bras :